Pourquoi les soft skills sont-elles si importantes ?

Pourquoi les soft skills sont-elles si importantes ?

Dans les offres d’emploi, les recruteurs décrivent de plus en plus le profil recherché en termes de soft skills. 

Selon une étude de Pôle Emploi, publiée en 2018, 60% des employeurs considèrent les compétences comportementales plus importantes que celles techniques. 

On ne peut donc le nier, pour vos choix de carrière, il est primordial de mettre en avant vos atouts comportementaux plutôt que techniques.

Qu’entend-on par soft skills ? 

Les  soft skills correspondent à toutes nos compétences comportementales.

Cela intègre donc nos aptitudes personnelles, notre savoir-être. On y retrouve par exemple :

  • l’autonomie, 
  • l’esprit collaboratif, 
  • la capacité d’écoute, 
  • le leadership, 
  • la prise de décision,
  • la capacité de communication,
  • l’esprit critique, 
  • la curiosité,
  • le gestion du temps et des priorité,
  • la capacité d’adaptation et d’apprentissage,
  • l’empathie,
  • la confiance en soi,
  • la gestion du stress,
  • la prise d’initiatives,
  • la persévérance,
  • la capacité de négociation,
  • l’esprit d’équipe,
  • la résolution de problèmes complexes,
  • et bien d’autres encore…

Quand on évoque les softs skills, on parle également beaucoup  d’intelligence émotionnelle. 

L’intelligence émotionnelle va en effet inclure une grande partie de ces compétences.

Selon John Mayer et Peter Salovey, l’intelligence émotionnelle est « la capacité à percevoir, reconnaître et exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre les émotions et à les maîtriser afin de favoriser l’épanouissement personnel ». 

Nous savons désormais qu’il n’est pas bon de refouler ses émotions. En effet, c’est en refoulant nos émotions que nous devenons de moins en moins performants et avons le plus de chance de tomber en burn-out. Il faut donc, bien au contraire, accueillir ses émotions. 

C’est en ayant pleine conscience de nos émotions que nous comprenons mieux nos comportements et que nous pouvons ainsi prendre du recul sur une situation pour prendre les meilleures décisions. 

Si vous souhaitez aller plus loin sur ce sujet des émotions, n’hésitez pas à lire mon article : 7 conseils pour mieux gérer ses émotions au travail.

De même, il est important d’être capable de bien détecter les émotions de ceux qui nous entourent pour pouvoir réagir au mieux à ces dernières. Cela permet ainsi de faciliter la collaboration entre différents individus.

De leur côté, les hard skills représentent tous les savoir-faire techniques que nous pouvons évaluer de manière très objective.

On y trouve par exemple les compétences en :

  • Excel
  • Mécanique,
  • Codage,
  • Langue,
  • Comptabilité,
  • Logistique …

Nous sommes donc plus sur les savoir-faire nécessaires à une expertise métier.

Qu’est-ce qui change dans les profils recherchés ?

Les soft skills au profil de la complexification des organisations 

Auparavant, les métiers étaient très spécialisés et les entreprises travaillaient en mode silos.

Il était donc très important d’être compétent sur le point technique pour réaliser à bien sa tâche.

L’importance des compétences comportementales était réservée aux grands dirigeants qui devaient leader les différents silos.

Aujourd’hui, les groupes sont de plus en plus grands. Ils se dotent d’organisation matricielle où il est important qu’à tous les niveaux de l’organisation tout le monde collabore bien ensemble.

L’esprit de collaboration, l’écoute, l’adaptation aux différentes cultures, etc… deviennent donc des compétences clés qu’importe le niveau hiérarchique. 

Dans des organisations de plus en plus complexes, il est primordial pour le bon fonctionnement de l’entreprise que chacun sache travailler main dans la main.

Des métiers qui évoluent

Avec la numérisation et le monde qui change constamment, les métiers ont également évolué.

Les machines et les technologies ont remplacé les métiers très techniques pour laisser place à des métiers plus analytiques où les compétences humaines deviennent primordiales.

Selon un rapport de Dell et «l’Institut pour le Futur», 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui.

Les savoir-faire techniques deviennent donc de plus en plus vite obsolètes. Il s’agit ainsi de se développer constamment dans de nouveaux domaines techniques. 

Pour se réinventer et s’adapter vite, ceux sont donc les soft skills qui feront la différence.

L’entreprise ayant bien conscience de ce point, elle préfère recruter aujourd’hui quelqu’un avec de belles aptitudes comportementales plutôt que techniques. Ces dernières deviendront très vite obsolètes. 

Le grand avantage des compétences comportementales est qu’une fois que vous les maîtrisez, elles vous serviront toute votre vie et ne seront jamais obsolètes.

La maîtrise des savoir-faire simplifiée

Pour finir, progresser dans des domaines techniques devient accessible à tous via les nombreuses formations en ligne se développant.

Il est désormais très facile de monter en compétence sur Excel, le codage, les langues…

Il existe en effet de multiples moyens de se former que ce soit via votre entreprise ou via des plateformes en ligne. 

Par contre, se développer sur ses aptitudes comportementales reste très compliqué via des plateformes en ligne. C’est un sujet qui demande en général un travail personnel approfondi.

Ceux sont donc désormais vos soft skills qui feront la différence en entretien et dans le monde de l’entreprise. 

C’est bien dommage, qu’aujourd’hui le système scolaire soit encore trop basé sur l’apprentissage technique et pas assez sur les compétences humaines.

Plus on grandit plus il est en effet difficile de modifier nos comportements et schémas de pensées.

Ainsi, plus le temps passe, plus l’amélioration de vos aptitudes comportementales vous demandera du travail. 

Plus tôt vous prendrez conscience de l’importance des soft skills et travaillerez dessus, plus vite votre travail portera ses fruits.

Et vous vous en doutez, si vous êtes en pleine reconversion, ce sont vos soft skills qui feront la différence et non vos hard skills.

Il est donc temps de penser dès maintenant à améliorer vos aptitudes comportementales.

Comment développer ses soft skills ?

Très souvent quand il s’agit de soft skills, on a tendance à se dire que telle compétence n’est pas dans notre nature, donc on ne va pas travailler dessus.

Détrompez-vous, vous pouvez développer n’importe quelle soft skills.

Et si vous ne me croyez pas, je vous invite à visionner ce TedX de Carol Dweck : Le pouvoir de croire que vous pouvez vous améliorer.

Et sinon, vous trouverez ci-dessous 3 astuces pour justement développer vos soft skills.

Connaître ses points de force et faiblesse

Pour améliorer vos aptitudes comportementales, il faut d’abord connaître vos points forts et vos points de faiblesses. 

Reprenez la liste des soft skills citées en début d’article et autoévaluez-vous sur chacune d’entre elles à l’aide d’une note allant de 0 à 10. Ensuite, notez également de 0 à 10  à quel point chaque compétence est importante pour votre travail.
Il s’agira enfin de travailler chaque aptitude qui aura eu une note d’autoévaluation inférieure à 6 et dont l’importance est supérieure à 6.

Je vous invite également à questionner votre entourage (amis, collègue, manager…) sur ce qu’il pense de vos différentes compétences comportementales.
Cela vous permettra de confronter votre perception versus celle de votre entourage.
On est en effet très souvent ignorant de nos incompétences, et un regard extérieur pour nous aider à prendre conscience de nos points d’amélioration.

Prendre exemple

Ensuite, ne pouvant passer chaque soft skills en revue, je vous donnerai un conseil très généraliste, mais des plus importants : prenez exemple sur des modèles. 

Réfléchissez à qui, pour vous, est la meilleure référence sur le comportement que vous cherchez à améliorer.

Observez bien cette personne :

  • par quelles actions traduit-elle la maîtrise de cette compétence ?
  • Que met-elle en place?
  • Que fait-elle de plus que vous?  

Vous pouvez également aller directement la voir pour lui demander conseil.

L’objectif est d’ensuite copier ses comportements. Si cela marche pour cette personne, cela marchera pour vous !

Ecrivez-vous un plan d’action où vous détaillerez des mini-actions qui vous permettront de copier le comportement souhaité dans des situations que vous aurez bien identifié. 

Il est vraiment important que vous mettiez par écrit ce plan de mini-actions, car vous n’arriverez pas à modifier votre comportement juste sur la base d’une simple pensée, tel qu’  » à partir d’aujourd’hui je me mets à dire ‘non’ « .
Si c’était aussi simple, nous pourrions tous changer nos comportements en un claquement de doigts ! 

C’est donc en vous engageant envers vous-mêmes sur de petites actions précises que vous vous forcerez à changer de comportement.

Puis, avec le temps et de la persévérance, cela deviendra naturel, comme pour cette personne que vous avez prise pour modèle.

N’hésitez pas également à dire à votre entourage que vous cherchez à vous améliorer sur tel comportement pour qu’ils vous fassent un retour s’ils voient du changement positif.

S’appuyer sur l’aide d’un coach, consultant ou formateur

Avec l’importance des soft skills qui montent, les formations et coachings fleurissent sur ce marché.

Vous pouvez ainsi soit suivre une formation proposée par votre entreprise ou trouvée à titre personnel, soit vous faire accompagner par un coach pour un vrai suivi personnalisé. 

L’option du coach est plus onéreuse, mais devrait vous permettre d’obtenir de meilleurs résultats.

En effet, en général, les conseils donnés en formation vous les connaissez déjà. 

D’ailleurs combien de fois vous a-t-on fait suivre des formations en communication, collaboration ou autres, et où vous êtes sortis avec plein de conseils à mettre en place ?
Et est-ce qu’à chaque fois, au bout de quelques semaines, c’était comme si cette formation n’avait pas eu lieu ?
Deux ans après, vous suivez d’ailleurs une formation sur ce même thème, car « ça fait toujours du bien, un rappel ! ».

Au lieu de participer régulièrement à des formations qui ne font effet que pendant quelques semaines, ne serait-il pas plus rentable de trouver une solution qui, une bonne fois pour toutes, vous permettrez de changer votre comportement ? Et vous permettrez donc de maîtriser cette compétence comportementale fondamentale pour vous ?

Ce qui vous manque à travers ces formations, c’est comment réellement vous approprier tous ces conseils et vous lancer dans une démarche de changement. 

C’est à ce niveau-là que le coach vous accompagnera.

Par des sessions de coaching individuelles, ce dernier saura étudier avec vous ce qui vous fait agir comme cela pour ensuite voir comment modifier vos comportements pour atteindre vos objectifs.
Le coach vous aidera ainsi à améliorer vos compétences comportementales de manière pérenne.

J’espère que cet article vous aura éclairé un peu plus sur l’importance de développer vos soft skills.

N’hésitez pas à commenter votre avis sur les soft skills ou votre expérience personnelle sur le sujet.

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